Le voilà enfin, l'article sur la réalisation provisoire de ma monture (de nombreuses évolutions sont encore prévues).

Après l'article d'introduction des motivations personelles, nous allons passer à des conseils d'ordre généraux.

Tout d'abord, je tient à signaler que c'est vraiment formidable pour un astronome amateur de réaliser lui même son matériel d'observation et extrêmement
enrichissant à tous les points de vus: on peut apprendre des notions de mécanique, de contraintes, de matériaux, apprendre à se servir de logiciel de conception
mécaniques utilisables dans biens d'autres domaines ou tout simplement apprendre à bricoler, tout cela en récoltant un maximum d'informations diverses et variées sur le sujet et en échangeant avec un maximum de personnes plus expérimentées.

Les motivations financières peuvent être un plus, mais il faut garder à l'esprit que si vous visez le top du top des montures, et pour un  très gros instrument, vos contraintes seront toutes-autres que celles exposées ici.
S'ajouteront le cout des matériaux de haute qualité, d'une électronique performante (non exposée ici) d'outils précis et donc plus cher et le risque de ne pas obtenir la précision voulue, mais si vous avez de bonnes connaissances en mécanique et un accès facile à des outils industriels, alors pourquoi pas se lancer dans l'aventure!

L'exposé que je ferai ici de la conception à la construction d'une monture est surtout destiné aux bricoleurs du dimanche, qui auraient succombé à  la mode des dobson de 150 à 400mm, née il y a quelques années, et qui maintenant désireraient passer à la vitesse supérieure et explorer un type d'obervation astronomique
dépassant la simple approche visuelle de l'amateur.

whiteydobtrio

Le confort visuel qu'apporte un dobson en terme en luminosité, par rapport à un instrument du même prix, mais de diamètre inférieur est indéniable.
La question à se poser est: un dobson doit-il être cantonné au domaine du visuel ?
Je ne serait pas loin de la vérité si je disai que 100% des astronomes sont de cet avis, en effet, il ne faut pas se voiler là face, les caractéristiques du dobson sont extrêmement handicapante pour la photographie astronomique du ciel profond (la photographie des planète feras l'objet d'articles annexes),

parmi ceux-ci:

-Le tube d'un dobson, du commerce manque cruellement de rigidité dans la plupart des cas, eccueil à éviter autant que faire se peut en astrophotographie
-le dobson, en tant que newton, porte son foyer sur le coté, ce qui, allié au manque de rigidité du tube et au poid des appareil de prise de vue peut constituer un obstacle infranchissable
-en tant que newton, le dobson dont le maniement et la praticité dépendent de la longueur du tube, a souvent un f/d faible et donc comporte une coma assez importante, interdisant
formellement l'astrophoto à grand champ, à moins d'acquérir un correcteur de champ couteux.
-le dobson, par son diamètre, et sa formule optique, qui font pourtant toute sa force en visuel, entrainent irrémédiablement un tube très long, trop long, responsable d'un porte-à-faux
très génant et destabilisant en astrophoto, rendant la monture beaucoup plus sensible au vent et éventuelles vibrations...
-Son foyer, n'étant pas prévu pour l'astrophoto, est souvent trop reculé à l'intérieur du porte-oculaire pour pouvoir espérer qu'un capteur puisse un jour l'atteindre.
-Et enfin, la caractéristique qui fait du dobson un ennemi de l'astrophoto: sa monture.

En effet, c'est sur sa formule optique et sa monture extrêmement simplifié que le dobson a fondé son succès et sa réputation.
Mais si ce type de monture peut paraitre suffisante pour une observation visuelle à faible grossissement sur certains objets du ciel profond, l'astronome amateur sera très vite limité lors de se tentatives d'observations à fort grossissement des planètes ou encore gêné par l'inconfort du comportement de cette monture azimutale au zénith.
Quant à l'astrophotographie du ciel profond, qui nécessite de longues poses, il n'est même pas imaginable de s'y atteler avec ce genre de monture.

Nous touchons donc au problème principal à résoudre pour pouvoir commencer l'astrophotographie: avoir une monture équatoriale de qualité.

Les solutions à ces problèmatiques sont vites apparues: pour assurrer un suivi correct permettant le suivi des objets à fort grossissement, un système très ingénieux et demandant particulièrement peu de moyen a été imaginé (lien à venir, plus tard) ou, un peu plus perfectionné, et plébiscité par les possesseur de dobson: la plateforme équatoriale motorisée, ou non.

platform

La plateforme équatoriale est d'une fabrication relativement aisée, pour peu qu'on puisse avoir accès à des plans, et très pratique car très transportable, sur les modèles les plus soignés, l'astrophoto est même possible et a d'ailleur donné de très bon résultats.

Photographies prises avec le dobson 600 de david verney:
m82_fini

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Mais je ne traiterai pas ici de ce type de monture, car ma problèmatique est autre, ayant la possibilité d'installer un post fixe ou équivalent, les contraintes de poid ou de taille sont beaucoup moins importantes, nous pourrons donc étudier des montures un peu plus classiques.

Mon premier choix s'est tout d'abord porté sur une monture à berceau, qui semblait présenter une stabilité à toute épreuve, mais, ayant uniquement la possibilité la réaliser en bois, cela présentait des contraintes concernant la quantité de matériaux à utiliser, et la taille finale de l'ensemble.

berceau

La monture en fer à cheval semblait une très bonne alternative, en étant un peu plus compact, mais cette fois ci, c'était l'entrainement par galet, et la réalisation d'une grande roue de précision me semblait un peu trop complexe.
Idem pour la monture à plateau.

fer_chval

 


 S'est donc imposée l'idée d'une monture équatoriale à fourche, très connue parmi les amateurs, étant très classique, la construction de cette monture à été décrit dans de nombreux  livres destiné à l'astronome amateur, citons par exemple "Mon télescope et mon observatoire" de Pierre Bourge.

pierrebourge

le choix de la monture étant défini, et répondant à toutes les contraintes que l'on s'était fixé, la conception va pouvoir commencer.

Il est à noter que de nombreux amateurs ont opté pour des montures un peu moins classiques et avec grand succès, les réalisations les plus courantes sont: La monture en fer à cheval, la monture à berceau, la monture à plateau, les montures anglaises aussi, ces dernières nécessitant des moyens un peu plus
importants que les autres.