Voilà un petit article pour ceux qui aimeraient sauter le pas: avoir son propre observatoire.

Dans mon cas le terme d'observatoire est un peu pompeux, il se résume à une plateforme d'observation et à une cabane pour entreposer le matériel.

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Mais pourtant, de la cabane au fond du jardin à la coupole de 5 mètres, l'observatoire amateur a son rôle à jouer et je vais éssayer de résumer en quelques lignes les principales choses à savoir avant de se lancer.

1: L'étude des besoins: c'est elle qui va définir le cout et les autres contrainte.La construction d'un abris de jardin pour entreposer le matériel sera autrement moins onéreuse que la pose     d'une coupole destinée à un gros télescope, néanmoins des solution intermédiaires existent. Le principal intérêt de l'observatoire est d'installer son matériel de manière à optimiser son utilisation et surtout son rendement, à savoir le nombre d'utilisation dans l'année. Le Principal objectif sera donc d'avoir un instrument déjà installé sur sa monture de préférence sur une solide colonne en béton, mis en station et près à opérer en moins d'une quinzaine de minute.

Perroud
(Image http://astro.perroud-net.fr )   

Pour celà on pourrai donc opter pour 3 solutions principales:

-la coupole: son cout est encore extrêmement élevé (plusieurs milliers d'euros), elle nécessite un pilotage par ordinateur de préférence, ce qui peut compliquer son utilisation son transport et sa pose reste une opération, sa construction par des amateur reste assez peu commune (cependant un grand nombres de réalisations amateurs peuvent donner de très bonnes idées pour peur que l'on soit un bon bricoleur, la principale difficultée résidant dans la construction et le pilotage du dome rotatif). Sa couleur blanche, si elle évite l'accumulation d'énergie calorifique pendant la journée détonne souvent dans notre paysage rurale, elle peut générer une forte turbulence locale en effet une coupole pas assez ouvert occasionne des échanges d'air dommeageable à l'obtention d'une bonne fwhm et argument supplémentaire: elle attire bien souvent l'intérêt des curieux, plus ou moins bien intentionnés.
Enfin, sa taille et sa couleur la rende piètre candidate à l'obtention d'un permi de contruire, surtout si l'observatoire est en hauteur.

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-le toit roulant: beaucoup moins onéreux, il peut être facilement réalisé par un bon bricoleur ayant du temps devant lui, l'obtention du permi de construire reste aisée.

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Malheureusement, l'été la température dans ce genre d'installation monte énormément dans la journée, et la mise en température d'un instrument peut être ralentie à moins de peindre en blanc l'abris. Malheureusement, les horizons sont souvent inaccessibles pour ce genre d'installations moins en hauteur que les coupoles.

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-la cabane roulante: le télescope est toujours à post fixe mais cette fois ci c'est l'ensemble de la cabane qui se déplace, cela permet de rendre les horizons plus accessibles, en ayant un télescope moins haut (pratique pour les observations visuelles) mais cette fois ci le matériel et l'installation de l'observateur seront moins commodes, la cabane devra être plus petite et plus rigide. Avantage: si la cabane est de petite taille le permi de construire ne sera pas indispensable.

-l'abris de jardin avec télescope sur rail: le télescope ne sera pas sur une solide colonne, sa stabilité sera donc moindre, à moins de bien concevoir son système mobile, la plupart du temps des rails pour garage avec un système de butée peuvent être bien éfficcace, la encore on bénéficie de l'accessibilité du télescope, utile pour les newtons ou le foyer peut parfois être peu commode à atteindre

Notons que dans tous les cas le coulage d'une dalle en béton sera tout indiqué... le choix devra donc être bien réfléchi..

2: Le choix des matériaux

Pour les abris éviter si possible le métal qui a tendance à être un piètre isolant, chauffant beaucoup l'été, il peut ralentir la mise en station de votre instrument.

Du reste n'importe quel bois de construction classique devrai faire l'affaire, le contreplaqué recouvert de résine/fibre de verre ou mieux, le "polyester" moulé sera utilisé pour les coupole. Les parpaings et autre briques rendront votre construction plus durable, mais attention encore une fois à l'obtention du permis de contruire...

L'objectif principal sera d'avoir un minimum d'échange thermique avec l'envirronement uen fois la nuit venu, et un minimum de turbulence locale, cela pourra passer par la construction d'un étage, l'utilisation d'une structure extrêmement aérée, ou encore la peinture blanche (même sur le béton au sol!)

3: La localisation: Aucun piège ici, biensur il faudra veiller à avoir un maximum de champ de vision disponible (à long terme, se méfier des arbres en croissance !), privilégier l'horizon sud si vous devez faire un choix (présence de l'écliptique et des planètes à nos lattitudes) de ne pas avoir d'éclairage direct intempestif,       de pouvoir ammener l'électricité, des cables éthernet pour faire du remote et de se situer à un endroit ou vous aurez le moins de chance d'avoir de la turbulence: en montagne, il est rare de pouvoir installer son       observatoire en haut d'un sommet (conditions préférentielles) mais un observatoire à un étage sur une pente ou encore l'extrémité d'une "terrasse" brisant une pente laissera les écoulement d'air nocturne "couler" tranquillement sans faie obstacle et générer des turbulences. On pourra encore noter que la présence de rocher à proximité est a éviter tant que possible (échanges thermiques...) la présence d'un point d'eau peut être positive du fait que cette dernière peut stabiliser les variations calorifiques de nuit, mais gare à la condensation/brouillard qui pourraient être extrêmement dommageable.
Il est intéressant de faire des test avec un anémomètre à différent endroits de nuit avant de prendre sa décision.


4:La construction:

De très nombreux conseils sont disponibles sur le net de la réalisation d'un pied à colonne en béton, jusqu'à la construction d'une coupole.

A noter que pour les amateur situé en région urbaine ou désirant installer leur observatoire dans une région éloignée, des plus en plus de solutions de remote sont proposées à l'amateur, c'est à dire des solutions permettant le controle à distance de tout un observatoire à distance via internet.

Ce controle passe par des notions de gestion de reseau, d'automatisation de tache et surtout d'asservissement de tous les élément de l'observatoire.

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La construction d'un observatoire peut apporter de très nombreux avantage, en premier lieux le nombre d'heures d'observations qui peut être fortement augmenté, à priori il est plus facile d'attendre que les nuages passent et de se rendre dans le jardin une fois le beau temps revenu que de courrir le risque de se faire surprendre par la pluie avec le matériel à rentrer en urgence.

Les puristes rétorqueront, qu'en général, le site d'observation le plus pratique est rarement le meilleur, en effet à moins d'avoir construit votre maison en haut d'un col inaccessible vous aurez moins de possibilitée qu'en prenant votre voiture, cependant, éviter la perte de temps et les contraintes restrictives liées au transport d'une grande quantité de matériel, couteux, volumineux et lourd reste la principale motivation pour la construction d'un observatoire.

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Dans cette optique, il se cré dans le monde de plus en plus de "parc" ou ferme à télescope, des installations prévues pour abriter de nombreux observatoires en remote, en location à des particuliers et le plus souvent dans des sites de bonne qualité.
Un exemple en Espagne: http://www.anysllum.com/AGER/Inici.html